Le blog d'Agnes Nathalie

01 septembre 2015

La merveilleuse vie d’un serrurier de l’usine Bricard

Quand on a le métier dans le sang et qu’on l’a toujours exercé avec passion, il devient finalement une partie de soi ! Je vous raconte en quelques lignes la merveilleuse vie de Julien Boulanger, un serrurier qui a exercé pendant de longues années à l’usine Bricard de Friville-Escarbotin. Aujourd’hui âgé de 78 ans, il conserve plusieurs souvenirs de son ancien lieu de travail. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil dans son petit atelier, ouvert au sous-sol de sa maison de Bourseville, pour s’en rendre compte ! Julien est un modèle d’abnégation et d’amour pour son travail et devrait inspirer plus d’un.

Serrurier bien avant l’usine Bricard

Ce n’est pas à l’usine Bricard de Friville-Escarbotin que Julien Boulanger a fait ses premiers pas dans la serrurerie. Il apprit les rênes du métier à l’entreprise Dény, à Saint-Blimont, dans les années 1950. C’est même dans cet établissement qu’il fit la rencontre de Monique, celle qui deviendra plus tard sa femme. Le jeune homme se montre très habile et fait un excellent travail à Dény. Après avoir engrangé une somme d’expérience, il dépose ses valises à Bricard de Friville-Escarbotin, alors âgé de 27 ans. Sa femme le suit dans cette usine et travaille sous sa responsabilité. Il devient pour elle un mari et un patron.

Un excellent manager

Julien Boulanger est un meneur d’hommes, un leader qui deviendra très vite agent de maîtrise. Plusieurs ouvriers travaillent sous ses ordres dans l’usine de Friville et il parvient à les diriger avec maestria malgré un autre emploi dans le domaine de la serrurerie marine. Il était donc important pour l’homme d’être bien organisé afin d’être à la hauteur. Il réussissait à travailler à l’usine de Friville pendant la journée et le soir, il se retrouvait du côté de Laperche. 

La retraite

Le serrurier met le cœur à l’ouvrage, travaille passionnément jusqu’en 1992, année où sonne l’heure de la retraite après un plan social. Julien a 55 ans à l’époque et vit très mal les premiers mois de sa nouvelle situation puisqu’il a consacré toute sa vie à son travail. C’était difficile pour lui de vivre loin de l’ambiance de l’usine. Il se sentait seul et avait besoin de sortir de chez lui de temps en temps pour discuter avec les gens. Julien Boulanger garde de bons souvenirs de ses années de travail et ne manque pas de vanter les compétences de l’équipe qu’il dirigeait. C’est un homme heureux, car les jeunes qu’il a formés, et qu’il croise souvent à certains coins de la rue, lui rappellent à chaque fois qu’il leur a tout appris.

Julien Boulanger sera meurtri lorsque l’usine de Friville-Escarbotin ferme ses portes en 2001. Ayant passé toute sa vie là-bas, c’était comme une partie de lui qui s’éteignait. Le serrurier, dont la passion ne s’est pas effritée d’un poil malgré les années, revient quelques fois sur le site de l’usine, en compagnie de sa femme. En fait, ce grand attachement pour la serrurerie n’est pas un hasard ! Julien tient cela de sa mère, Hélène, qui a aussi travaillé à Friville-Escarbotin. 

Merci à Michel de m'avoir permis de découvrir cette histoire.

Posté par peremichel à 12:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 août 2015

Salutation a tous

Qui a dit que les femmes ne pouvait pas être serrurières. C'est vrai que quand on tape "serrurière" dans google, on a immédiatement une proposition pour corriger la soi disant faute d'orthographe. Quand on tape ce mot dans un navigateur muni d'un correcteur d'orthographe comme firefox, le mot serrurière est souligné en rouge. Seul word semble vouloir nous accepter. Je m'apelle Agnès, je suis serrurière en Île de France, et je vais vous montrer qu'un femme peut travailler le métal et ouvrir des portes en quelques secondes.

Capture d’écran 2015-08-25 à 17

Posté par peremichel à 17:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]